Il a été homologué par décision ministérielle après la Libération (J.O. Première personnalité politique à avoir déclaré sa candidature à l'élection présidentielle de 2022, elle présente les élections locales comme un instrument de conquête du pouvoir présidentiel, conformément à sa ligne stratégique depuis son accession à la présidence du parti en 2011[262]. La flamme sera déclinée au fur et a mesure de l'histoire du parti, connaissant une évolution en plusieurs logotypes successifs dont certains coexistants sur une même période[486],[487],[488]. Alain Robert joue dans la genèse de ce mouvement unitaire un rôle clé grâce à la mobilisation de ses réseaux personnels issus de ses multiples engagements successifs (au sein de la Fédération des étudiants nationalistes, des Comités Tixier-Vignancour, d'Occident, du Groupe Union Droit)[54]. Avec 11,42 % des voix au premier tour, il se maintient au second tour dans douze régions, dont quatre seront remportées par la gauche sans majorité absolue des suffrages exprimés. Selon le décompte de L'Opinion, le RN dépose moins de 400 listes lors de ces élections, contre environ 600 lors des municipales de 2014, se donnant pour objectif de présenter des listes moins nombreuses mais plus solides[263],[264]. En 2018, Mediapart estime que si « officiellement, le parti ne nie pas le changement climatique », en fait « il bloque toute mesure susceptible de l’atténuer. Elle présente à la presse, le 12 janvier 2012, un plan de désendettement de la France et le chiffrage de son programme sur cinq ans. Le FN entend promouvoir une « Europe-puissance dégagée de la sphère d’influence américaine », qui s'appuierait sur « une alliance trilatérale Paris-Berlin-Moscou »[286]. En 2015, le Front national modifie son objectif chiffré, il apparait la notion de solde migratoire[281]. En 2015, le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite, indique ne pas avoir « vu, dans son programme, qu'il aurait l'intention de mettre en place un système politique qui ne soit pas républicain » ; il estime en revanche qu'« il existe un certain nombre de présupposés dans la République française que ne partage pas le FN », dont le droit du sol[348]. En 2017, le rétablissement de la peine capitale disparaît des propositions du Front national, au profit de la « perpétuité réelle », même si Marine Le Pen laisse aux Français la possibilité de rétablir la peine de mort par référendum d'initiative populaire[301]. De plus, le département de Paris n'a jamais été concerné par ce type d'élection. Ce dernier, en tant que benjamin, comme l'est Marion Maréchal à l'Assemblée nationale, tient l'urne de l'élection du président. En 2014, l'universitaire français Grégoire Kauffmann, enseignant à Institut d'études politiques de Paris et spécialiste des droites radicales, rejette la classification du Front national à l'extrême droite, distinguant plusieurs différences entre ce parti et les mouvements d'extrême droite historique : le FN, contrairement aux ligues des années 1930, refuse l'usage de la violence politique ; l'extrême droite s'« autodiabolise », tout au contraire du FN qui cherche son intégration pleine et entière dans le paysage politique français[7]. Parmi les personnalités mises en examen par la justice française pour détournement de fonds publics ou complicité pour ce délit, figurent notamment Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, Wallerand de Saint-Just, Nicolas Bay et Louis Aliot. Le 24 octobre 1940, Pétain rencontre Hitler à Montoire, et ouvre la voie à la collaboration politique en espérant obtenir une place privilégiée dans l’ordre nouveau européen : Vichy devance même les exigences allemandes : LVF en 1941 sur le front de l’est contre le bolchevisme, STO en 1943 (750 000 jeunes partent), Milice en 1943 pour traquer les résistants et les juifs. Le parti entend faire de l'Europe une « Europe des nations » basée sur la coopération entre chaque État européen qui disposerait pleinement de sa souveraineté[317]. Le FN s'oppose dans son premier programme de 1973 à « l’avortement légal libre » et appelle à « aménager la législation actuelle en confiant à une commission médico-sociale le soin de se prononcer sur les cas possibles de l’interruption de la grossesse » ; il voit à la fois dans l'IVG une « régression morale » et une menace contre l'« essor démographique ». Ce durcissement est selon nous à réinscrire dans la continuité de pratiques traditionnelles propres au parti et ne constitue pas, dans cette mesure, un véritable changement de cap », « posture nationaliste pro-intégrationniste », « de plus en plus ambigu et divisé sur sa posture européenne », « ouvre progressivement à droite un espace au, « su, au cours des deux dernières décennies et malgré les entreprises partisanes concurrentes, se faire identifier comme un opposant majeur de l'intégration […] », « Europe-puissance dégagée de la sphère d’influence américaine », « une alliance trilatérale Paris-Berlin-Moscou », « des changements notables par rapport aux années 1980, lorsque le contexte de la, « ce mot reste subliminalement attaché à une certaine violence », « le fait d'affubler le Front national de ce terme volontairement péjoratif d'extrême droite est une faute déontologique de la part des journalistes, un acte de militantisme et une bavure intellectuelle », « une manière de mener une guerre sémantique contre le FN […] pour l'enfermer dans un amalgame avec des comportements ou d'autres mouvements qui sont éminemment critiquables », « socialement de gauche et économiquement de droite », « bien évidemment, le Front national ne capte pas toutes les classes populaires. Dans la même perspective, le Front national envoie à l’ensemble des députés (sauf à ceux se situant à la gauche du parti radical-socialiste) une lettre leur demandant de se positionner face à la franc-maçonnerie. Le Front National Groupe "Cabannes" Au départ le colonel LAKANAL a créé une cellule F.N., à son départ il a été remplacé par Georges TOULZA. », « le regard porté sur les électeurs du FN est scandaleux. Mais celui-ci doit être accord, et cela peut se négocier très cher, à plusieurs dizaines de milliers d’euros », « a décidé d'assigner à son tour Igor Kurek en, « en attendant la décision de la justice, la relance du parti d’extrême droite prend ainsi la tournure d’un obscur feuilleton, « D'un côté, l'avocat du Front national, Frédéric-Pierre Vos, [qui] soutient qu'il a racheté en bonne et due forme la marque à Frédérick Bigrat, […] De l'autre, Igor Kurek, président du microparti, « Jordan Bardella ne dépasse jamais de la ligne tracée par sa patronne, « place l'identité et l'immigration au cœur du débat européen », « Pour une Europe des nations et des peuples », « Le parti d'extrême-droite propose de “rétablir le contrôle aux frontières nationales”, mais également “d'en finir avec la concurrence déloyale organisée par Bruxelles” en abrogeant notamment la directive sur le travail détaché. En 2005, des opposants à Jean-Marie Le Pen au sein du bureau national, comme Jacques Bompard et Marie-France Stirbois, sont mis à l'écart, tandis que Louis Aliot devient secrétaire général du parti en remplacement de Carl Lang. Outre Ordre nouveau, où l'on retrouve en particulier François Duprat, Alain Robert et François Brigneau et qui est le mouvement dominant par le nombre[57], les groupes étroitement impliqués dans la création du Front national et dont différents membres y occuperont des postes clés sont Jeunesses patriotes et sociales (JPS) de Roger Holeindre, la revue Militant de Pierre Bousquet (ancien membre du Parti franciste puis de la division SS Charlemagne dans les années 1940) et le Groupe union défense (GUD) d'Alain Robert (tendance nationaliste-révolutionnaire). En province, sur un plan local, les initiatives du Front national rassemblent au-delà des organisations adhérentes puisque des membres des Croix-de-feu (comme en Lorraine en 1934 et 1935[2]) ou de la Fédération républicaine (comme dans le Rhône en 1936) y prennent part. Le FN vise ainsi les déçus des partis ayant gouvernés les décennies précédentes. Il est fondé en 1934, l'année qui suit celle du Front national ouvrier paysan qui est un autre mouvement. Dans un communiqué publié sur le site du Front national quelques mois plus tard, le collectif Mer et Francophonie indique que « la seule langue en danger en France est la langue française »[330]. Jean-Marie Le Pen n'est en réalité que l'une des pièces de la « stratégie de front national », conçue initialement par les dirigeants d'ON comme une étape électoraliste sur le chemin de la « Révolution nationaliste et populaire »[38]. L'historien Pierre Milza, spécialiste du fascisme, et Guy Antonetti, professeur d'histoire contemporaine à Paris II, ne classent pas le FN parmi les partis fascistes[360]. Comme le note Erwan Lecœur, Ordre nouveau « veut faire du rassemblement qui prend forme à la fin de cette année [1972] le pendant français de la réussite du Movimente Sociale Italiano (MSI) » ; de fait, « La flamme tricolore (sigle du Front national), comme une partie du programme sont copiées sur le MSI »[49]. Face à la réaction du journaliste, il répond : « Non, la question qui a été posée, c'est de savoir comment ces gens ont été tués ou non ». C’est à la suite d’un appel publié en mai 1934 dans L’Ami du peuple qu’est créé le Front national. Le sociologue Sylvain Crépon montre, pour ce qui est du militantisme au sein de ce mouvement dans les années 2000 et 2010, la permanence du « vieux fond nationaliste de l'extrême droite française, dont l'une des principales caractéristiques idéologiques consiste à se montrer hermétique aux valeurs universalistes des droits de l'homme », et surtout celle de la question identitaire qui « constitue, aujourd'hui encore, la pierre angulaire de l'idéologie du nouveau lepénisme[375] ». Dans les années 1990, le FN prend une place de plus en plus importante dans la vie politique française. Marine Le Pen et plusieurs cadres du Front national (Florian Philippot, Louis Aliot) précisent qu'une réflexion peut éventuellement être engagée, mais après les élections législatives et en tenant compte de l'avis des militants frontistes. Selon l'analyse d'Alexandre Dézé, la création du Front national obéit à une quadruple logique de la part du mouvement Ordre nouveau à l'aube des années 1970. Le bilan des cantonales ayant eu lieu simultanément apparaît moins désastreux mais confirme lui aussi une nette tendance à la baisse (4,85 % des suffrages exprimés au niveau national au premier tour, contre 12,13 % lors du scrutin précédent, en 2004). Devant les difficultés rencontrées dans ce domaine, le Cercle national de défense des travailleurs syndiqués (CNDTS) a été créé. Cette tendance se poursuit en 2010, 118 conseillers FN étant élus dans seulement 12 régions[391]. De fait, dans une étude comparée des discours électoraux de Jean-Marie et Marine Le Pen, Marion Ballet, chercheuse en sciences politiques à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, montre que « les marqueurs affectifs de la culture frontiste demeurent invariables sur la période étudiée, de 1988 à 2012, et ne se trouvent pas affectés par le changement de leadership au FN »[170] : loin de se rapprocher du discours des partis de gouvernement, celui du Front national reste caractéristique d'un parti hors système, les thèmes de l'indignation et de la peur y étant toujours les plus présents et « la passion nationale fortement sollicitée, tandis que les appels à l'espoir demeurent peu nombreux et dirigés vers un avenir lointain[170] ». Marine Le Pen, pour sa part, obtient le meilleur résultat des candidats de son parti au premier tour (42,3 % des suffrages exprimés), loin devant le candidat socialiste Philippe Kemel (23,7 %), pour qui tous les candidats éliminés appellent à voter. Oscillant sans cesse entre un nationalisme sans compromis et la tentation du ralliement au meilleur candidat antigaulliste, la campagne Tixier préfigurait largement les futures hésitations stratégiques du FN », « troisième voie entre lutte des classes et monopoles », « réclamant, au contraire, la réduction au strict minimum du secteur public et nationalisé, ainsi que le confinement de l'État à son rôle d'arbitre des intérêts », « l'existence au sein de la droite nationale de deux cultures idéologiques antagonistes : celle d'Ordre nouveau, nationaliste-révolutionnaire, et celle des nationaux, souvent issus du poujadisme et du mouvement pour l'Algérie française », « imposer un bureau politique tout à sa dévotion », « les propositions faites — et validées par le président du FN — vont constituer les fondements de l’organisation frontiste à venir », « s'est appuyée, pour une bonne part, sur le courant de protestation politique qui traversait alors l'électorat de droite, désarçonné par sa, « la plupart des observateurs font débuter son ascension à l', « l’émergence électorale du FN date de l’élection municipale partielle de Dreux (, « la véritable « entrée en politique » du Front national. À l'issue du second tour, le Front national obtient finalement 62 conseillers départementaux, mais échoue à être majoritaire dans les départements de Vaucluse et de l'Aisne, qu'il convoitait[213]. Cette appellation est une nouvelle fois contestée par Igor Kurek ; en évoquant le fait que la préfecture de police n'a pas validé la demande de dissolution de l'association Rassemblement national — faite en mars par Frédérick Bigrat — (puisque considérée comme non régulière), il annonce, le 2 juin, une procédure en référé afin de voir suspendre la vente sous seing privé de la marque à Frédéric-Pierre Vos. Pour Stéphane François, le programme écologiste du FN demeure « très superficiel », « loin des propositions écologistes faites par Bruno Mégret dans les années 90. Construction de 45 000 nouvelles places de prison. Le FN s'effondre ensuite à 4,3 % lors des élections législatives ayant eu lieu dans la foulée (moins 7 points par rapport au scrutin précédent). Composé de centaines de cadres et militants, un congrès se tient en général tous les trois ans. Or, elles ne sont pas assez clairement définies pour que cela prouve quoi que ce soit. Alors que l'objectif et le seuil de viabilité du mouvement avaient été fixés à 3 % des voix[60], le nouveau parti n'obtient que 108 000 voix[89], soit 1,3 % des suffrages exprimés au niveau national et 2,3 % dans les circonscriptions où il était présent[90]. Le point culminant est la campagne antisanctionniste organisée dans la prévision de la discussion à l’Assemblée du projet de dissolution des « ligues factieuses » avec le meeting à la Salle Wagram (Paris) en octobre 1935. À plusieurs reprises, le Front national a été annoncé comme déclinant (scission des mégrétistes en 1998, mauvais score à l'élection présidentielle de 2007), mais a pu rebondir (présence au second tour de l'élection présidentielle de 2002, bon score aux élections cantonales de 2011, à l'élection présidentielle de 2012 et aux élections législatives de 2012-2013, et nouvelle présence au second tour d'une élection présidentielle en 2017). » Cette analyse est partagée par d'autres responsables politiques, de droite comme de gauche[130] (et notamment par le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, qui estime que « le FN s'est mis au centre de la vie politique et va être l'enjeu des prochaines élections[131].